République de Guinée

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Un peu d’histoire...

Depuis sa création en 1980, le SNAPE a réalisé près de 15 000 points d’eau et 86 adductions d’eau.

En 1992, le SNAPE a réalisé une étude sur la tarification de l’eau en milieu rural (financement Banque mondiale) à l’issue de laquelle la Guinée a été un des premiers pays en Afrique de l’Ouest à décider d’adopter le principe de la vente de l’eau au volume au niveau des pompes à motricité humaine, l’inscrivant dans la loi portant Code de l’eau promulguée en 1994.

Cette décision a constitué le point de départ du développement du service public de l’eau en milieu rural. Entre 1995 et 2010, plus de 70 adductions d’eau solaires ont été réalisées dans le cadre de divers projets financés par l’AFD  , l’Union européenne, la BAD  , la JICA  , et la KfW  .

Au cours de cette période, avec l’appui de l’UNICEF, le SNAPE a introduit la responsabilisation des collectivités locales dans un suivi décentralisé des pompes à motricité humaines.

En 2007, le projet ‘« Entretien solaire » (financement KfW) a tenté de rechercher une solution aux nombreux dysfonctionnements observés tant au niveau des stations de pompage que de la gestion de 33 réseaux de distribution. Ce projet a mis en place un schéma de délégation du service de maintenance des pompes solaires à un opérateur privé. Dans son rapport final, il constate que l’un de ses objectifs, qui était la mise en place d’un organe de régulation et d’un mécanisme de financement des activités d’appui-contrôle et de régulation, n’a pas été atteint.

Élaboré en 2008, le PNAEPA   fixe un objectif de réalisation de 13 221 équivalents points d’eau (EPE  ), dont au moins 200 adductions d’eau potable en milieu rural, en se basant entre autres sur les principes suivants :

  • La restructuration du secteur de l’eau et de l’assainissement autour de la dynamique de la décentralisation ;
  • La responsabilisation des acteurs par l’établissement de relations contractuelles ;
  • Le paiement du service de l’eau par les usagers ;
  • La concertation à tous les niveaux et l’implication significative des femmes ;
  • L’adaptation des missions des services de l’Etat au contexte de la décentralisation ;
  • L’égal accès à l’eau potable pour tous.

La même année, un diagnostic du fonctionnement des AEP   réalisées dans le cadre du projet AFD 4 concluait, sept ans après leur mise en service (2001), que la contractualisation des relations entre UGSPE  , Commune rurale, SNAPE, Opérateur de Maintenance, Gérant n’est « ni opérationnelle ni encadrée ».

En 2010, le SNAPE, avec l’appui de l’Union européenne, a élaboré une stratégie nationale de mise en place et de suivi des adductions d’eau. Elle prend en compte les nouvelles missions du SNAPE définies dans les textes relatifs à sa restructuration, ainsi que le transfert de compétences aux collectivités locales en matière de service public de l’eau.